Inondations de 1978 à Andrezel

Aussi incroyable que cela puisse paraître, à la fin du mois de mars 1978, une partie du village se retrouvait les pieds dans l’eau.
Le maire de l’époque, Michel Rémond, qui venait tout juste de succéder à Louis Rémond — lequel avait exercé cette fonction pendant un peu plus de quarante ans — reçut ainsi son baptême de l’eau en ce mois de mars 1978.

Depuis presque tout l’hiver 1977-1978, les pluies avaient été extrêmement abondantes et les sols, saturés d’eau. Un matin, un orage printanier accompagné d’une pluie diluvienne s’abattit sur le territoire détrempé, affectant particulièrement les champs situés à la sortie du village en direction de Champeaux.
C’est ainsi qu’avec le ruissellement des eaux provenant des champs, les rues des Marnières et de Tournebride, ainsi que la portion de route face au cimetière, se retrouvèrent submergées sous une hauteur d’eau suffisante pour pénétrer dans certaines habitations.
Il fallut évacuer plusieurs habitants. Michel Rémond porta secours à la population à l’aide d’un tracteur attelé à un tombereau et permit également de franchir la portion inondée de la rue Martin IV, face au cimetière, afin de rejoindre Champeaux.

Cet épisode rare démontra que l’écoulement des eaux pluviales pouvait s’avérer insuffisant dans certaines circonstances. Michel Rémond entreprit alors de surdimensionner les drains d’évacuation de cette partie du village. Ces travaux furent réalisés à l’occasion de l’extension du village par la Rue de Guigneville, imposant des aménagements d’assainissement adaptés aux besoins.

22 mars 1978

Dans le canton de Mormant, les inondations ont également sévi là où on ne les attendait pas. Ainsi, à Andrezel, il n’y avait pas moins d’un mètre d’eau dans la rue Tournebride, qui entoure une partie du village. Dès lundi à 19 heures, les pompiers de Guignes, bientôt aidés par leurs collègues de Chaumes-en-Brie, s’évertuèrent à rejeter le trop-plein dans la mare du château qui, elle aussi saturée, refoulait l’eau à son tour.
Les riverains durent en subir les conséquences. On put ainsi voir hommes, femmes et enfants quitter leurs domiciles par les fenêtres. Dans l’un des logements, une vieille dame refusa de partir et se réfugia au premier étage, mais ses nerfs la trahirent et, prise d’un malaise, elle dut être transportée à l’hôpital de Melun.
Pendant ce temps, le maire, M. Rémond, aidait, avec ses tracteurs, à déménager une partie des meubles des sinistrés, tandis que les pompiers surélevaient tout ce qui ne pouvait être transporté, compte tenu du poids. À proximité, un jeune homme trouva un moyen original de rester sec… en chaussant des échasses !

📢 Si vous avez des informations à propos:
. de Madame Mondin, témoignante pour l’article Inondations de 1978 à Andrezel
. la vieille dame réfugiée au premier étage, mentionnée dans l’article
. du jeune homme aux échasses, possiblement Didier Bedu
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